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The Marijuana Conspiracy

Can. 2020. Drame social de Craig Pryce avec Julia Sarah Stone, Brittany Bristow, Morgan Kohan. En 1972, cinq jeunes Torontoises participent à une étude de 98 jours en vase clos, sur les effets de la marijuana sur la productivité et la santé mentale. Histoire vraie, au riche potentiel mal exploité. Traitement téléromanesque et moralisateur. Absence de rythme. Quelques effets visuels efficaces. Bonne interprétation.

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The Marijuana Conspiracy (The Marijuana Conspiracy)

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Can. 2020. Drame social de Craig Pryce avec Julia Sarah Stone, Brittany Bristow, Morgan Kohan.

En 1972, cinq jeunes Torontoises participent à une étude de 98 jours en vase clos, sur les effets de la marijuana sur la productivité et la santé mentale. Histoire vraie, au riche potentiel mal exploité. Traitement téléromanesque et moralisateur. Absence de rythme. Quelques effets visuels efficaces. Bonne interprétation.

En 1972 au Canada, le premier ministre Pierre-Elliot Trudeau jongle avec l'idée de légaliser la marijuana; mais pas avant de connaître les conclusions d'une étude sur la consommation de cette drogue douce, commandée à une fondation ontarienne vouée à la recherche sur les dépendances. Fermement opposé à la légalisation, le directeur de ce centre, John Bradow, entend obtenir des résultats validant sa position. Or, le docteur Barry Fincher, engagé pour mener la première partie de l'étude, réservée aux femmes âgées entre 18 et 25 ans, refuse de se laisser intimider par son commanditaire. Hippie dans l'âme et behavioriste convaincu, Fincher entend en effet faire preuve de rigueur scientifique dans la conduite du projet. Appâtées par la généreuse compensation financière, cinq jeunes femmes issues d'horizons divers prennent part à l'expérience, qui se déroule en vase clos pendant 98 jours dans les locaux de la fondation à Toronto.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Encore aujourd'hui, les résultats de cette étude controversée demeurent introuvables. À en croire les auteurs du film, la fondation, mécontente des conclusions, aurait refusé de financer l'analyse des données et la rédaction du rapport. Ajoutées à cela, l'éthique clinique discutable et l'abus de femmes vulnérables finissent de fournir la matière d'un fascinant drame socio-historique, aux résonances bien actuelles. Hélas, le réalisateur-scénariste Craig Pryce enfile les scènes à la manière fade d'un téléroman, sans rythme ni crescendo dramatique. En outre, son récit se caractérise par son ton moralisateur. À ce titre, la palme revient à une dénonciation peu subtile du sexisme et de l'homophobie, au détour de conversations presque hors propos entre le psychiatre qui supervise le projet et une infirmière austère. Celle-ci est néanmoins campée de manière touchante par Marie Ward; du reste, l'interprétation est généralement convaincante. Et bon point pour les effets visuels, qui traduisent assez efficacement les perceptions altérées des protagonistes.

Texte : Louis-Paul Rioux

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Le film de la semaine

Can. 2020. Drame de Simon Lavoie avec Monique Gosselin, Nathalie Doummar, Victor Andrés Trelles Turgeon. Classement: 13 ans +.

Dans un futur proche, où règne un climat de désolation, une contrebandière entre deux âges, qui fait passer des réfugiés à bord de sa draisine, vient en aide à une jeune mère très croyante, à qui elle n'ose avouer que son bébé et son mari ont été tués.

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